Mapouré Olivier

Partager

Je m’appelle Mapouré Olivier. Je suis Entrepreneur Agropastoral. Mon entreprise s’appelle Mapouré Agribusness. En réalité, rien ne me prédisposait à ce secteur d’activités. Mes parents sont tous des enseignements de langues des Lycées et collèges. Je suis Ingénieur Agro économiste de formation et par ailleurs titulaire d’un Master en Hydrologie et assainissement des eaux.

Mapouré Agribusness a commencé juste comme une petite exploitation agricole, j’étais encore étudiant à la Faculté d’Agronomie et des Sciences Agricoles (FASA)  de Dschang. Je me suis pleinement investi après les études pour pouvoir donner la forme d’une entreprise. A mes débuts, j’étais tout dans mon entreprise. Travaillant seul, j’étais à la fois patron et manœuvre. Ces débuts furent très difficiles. Outre le fait qu’il fallait chercher des financements pour étendre l’exploitation, je devais être physiquement robuste. Parce que devant parcourir plus de 15 km à pied par jour aller et retour. Il y a de cela 04 ans, cette piste était impraticable. Mon entreprise est située dans la localité de Nkometou, village Essong Mintsang, Arrondissement d’Obala. Ma détermination et la vision que j’avais de mon activité m’ont aidé à faire face aux défis inhérents à la création d’une entreprise et précisément dans le secteur agropastoral.

Aussi, l’appui multiforme du PEA-Jeunes a été un véritable coup de pouce. En 2015, j’ai été sélectionné par le programme dans le parcours développeur. Mon projet dont le budget s’élevait à dix millions portait sur l’extension d’une ferme avicole de 4000 à 6000 poulets. Avec le crédit de démarrage, j’ai pu construire ce bâtiment.

Depuis lors, je suis devenu un véritable entrepreneur. Outre l’appui financier, le PEA-Jeunes m’a donné les techniques et les outils nécessaires pour diriger mon entreprise. J’ai énormément bénéficié des conseils technico-économiques, et même des techniques de marketing. J’emploie aujourd’hui dix personnes de manière permanente dont un Ingénieur Zootechnicien.  

Pendant 03 ans, j’ai essentiellement fait dans la production agropastorale. J’ai décidé de diversifier en intégrant désormais la commercialisation. A cet effet, j’ai acheté un fourgon qui facilite mes déplacements pour satisfaire mes clients.  Et, aujourd’hui ils sont conquis. La fête de pâques c’est ce dimanche. J’ai actuellement des commandes qui vont à plus de 1000 sujets. J’ai diversifié aussi les créneaux d’activités. Je fais dans la porciculture. J’ai au moins 40 porcelets chaque mois.

L’activité agropastorale, surtout dans sa dimension entrepreneuriale connait des difficultés dans notre contexte. Les banques ne sont pas attirées par le secteur pour nous accompagner. La filière connait quelques lacunes organisationnelles.

J’évolue bien jusqu’ici parce que j’ai une vision de mon entreprise. Je souhaite faire fortune dans ce secteur. Je m’y implique fortement, et je me fais accompagner par ceux qui ont des outils quand cela est nécessaire.   
L’agriculture est un métier d’avenir. J’invite les jeunes à saisir les opportunités offertes par notre gouvernement à l’instar de PEA-Jeunes pour créer des richesses. J’émets également le vœu que le PEA-Jeunes mette davantage les jeunes au-devant de la scène. Je fais allusion à la création du réseau national des jeunes entrepreneurs. Cette plateforme au-delà du fait qu’elle sera un élément de pérennisation du programme, elle nous permettra de mieux défendre nos intérêts selon nos réalités.



Laisser un commentaire

Traduire »